« Ville de Saint-Dizier ». Une casquette avec une inscription brodée au nom de ma ville natale a des milliers de kilomètres dans la brousse sénégalaise.

Cet épisode a eu lieu lors de mon voyage au Sénégal en Décembre 2021 alors que je suis en pleine réflexion sur mon avenir professionnel.

Toujours attentifs aux signes, j’interprète « cette vision » comme un petit clin d’œil pour me dire qu’on ne laisse jamais définitivement son passé derrière soi. Il fait partie de nous:

  • Notre personnalité découlent de notre expérience,
  • Nos émotions passées influencent nos décisions actuelles .

On peut aller aussi loin qu’on le peut. Notre passé nous rattrape toujours.

Les émotions empruntes de notre passé

Notre cerveau a gardé cette emprunte et reproduit les schémas comportementaux qui ont été gravés lorsque nous avons vécu tel ou tel évènement. Les émotions, c’est un peu comme le PDF ou le MP3: un format dans lequel sont gravés nos souvenir.

Celles-ci gouvernent notre comportement et peut même aller en conflit avec la logique et le bon sens:

  • Pourquoi avoir peur d’une souris alors qu’on sait pertinemment qu’il n’y a aucun risque ?
  • Pourquoi j’ai toujours cette boule dans le ventre alors que j’ai changé d’employeur? de collègues? Les émotions encore elles!

Le syndrome de l’éléphant

syndrome éléphant

Tout comme les humains, les animaux eux aussi sont influencés par leurs émotions comme le prouvent les nombreuses expériences comportementales effectuées sur les rats de laboratoires ou autres animaux sauvages.

Savez-vous par exemple, comment des animaux sauvages aussi puissants que les éléphants sont littéralement domestiqués pour se soumettre à leur cornaque ?

Alors qu’ils sont encore petits, ces éléphanteaux sont attachés avec des chaines qu’ils ne peuvent pas brisés. Arrivés à l’âge adulte une simple cordelette est suffisante pour les maintenir attachés.

Le Cornac a trouvé une façon bien plus efficace qu’une corde physique pour les garder sous contrôle:

  • Il a encré dans leur cerveau une prison mentale.
  • Le cerveau de l’éléphanteau a été programmé à ne pas lutter contre ses liens physiques.
  • Il a intégré cette résignation dans son cerveau d’adulte
  • Même si ses capacités physiques lui permettent de pulvériser ses liens, son mental en est incapable.

La tyrannie des émotions

Peut-être que vous aussi, vous avez eu droit à ce genre « d’étiquetage » qui a eu pour effet de vous emprisonner mentalement.

Ces étiquettes peuvent provenir de:

  • Votre supérieur hiérarchique
  • L’un de vos collègues
  • Un membre de votre famille
  • Cette petite voix à l’intérieur de votre tête dont on ne se débarrasse que difficilement.

C’est cette étiquette qu’on se colle quand on se dit « Qu’est ce que je suis bête! pourquoi j’ai dit/ fais ça? »

C’est cette même prison mentale qui nous limite et nous empêche de croire qu’une autre vie est possible

On a souvent l’impression que nous sommes pris dans les rouages de la société dans laquelle on vit. Nous avons l’impression que nous sommes condamnés à suivre le chemin tout tracé que tout le monde voudrait nous voir emprunter: « j’ai pas d’autres choix que de rester à mon poste actuel parce que:

  • je suis bien payé,
  • les gens vont se rendre compte que je suis un imposteur
  • j’ai des avantages que je n’aurais pas ailleurs
  • Je ne sais rien faire d’autre
  • je n’ai pas envie de tout reprendre à zéro».

Il est temps de prendre conscience que ces limites ne sont que « mentales » et de briser les « cordelettes » qui nous empêchent d’avancer.

Celui qui suit la foule n’ira jamais plus loin que la foule qu’il suit. Celui qui marche seul peut parfois atteindre des lieux que personne n’a jamais atteint

Albert Einstein

Un chemin tout tracé?

tracer son chemin

J’avoue qu’il est assez difficile de s’en détacher. Mais des milliers de personnes le font tous les jours. Alors pourquoi pas nous? Elles délaissent le chemin pré tracé et prennent leur machette pour débroussailler la voie. Une voie certes plus risquée mais au combien plus adaptée à leur vie et à leurs valeurs.

  • L’aversion à la perte

L’humain est 2 fois plus enclin à éviter les pertes plutôt que d’obtenir les gains. Ce phénomène étudié notamment en économie et en théorie de la décision s’appelle l’aversion à la perte. cliquez sur ce lien pour en lire d’avantage sur ce sujet

  • La peur

La peur est le frein qui nous empêche de prendre les décisions qui sont pourtant cruciales pour nous réaliser et espérer trouver un travail qui correspond à nos capacités et qui nous motive chaque jour. La peur qui, à la base, est une émotion qui sert à nous protéger, devient un frein lorsque nous prenons trop gout au confort. D’ailleurs c’est souvent un confort relatif. Au contraire c’est l’accoutumance à l’inconfort qui fait qu’on ne change pas d’entreprise ou de service mêmes si notre corps n’en peut plus.

J’ai souvent entendu ce discours « Jamais je changerai de travail, on est trop bien situé! T’imagines te taper les bouchons ».

C’est un critère à prendre en compte, mais il n’est pas déterminant pour les personnes qui veulent accomplir leur destinée et apporter leur talent à la société.

Le syndrome de la grenouille:

syndrome grenouille

Si on met une grenouille dans un chaudron et qu’on y jette subitement de l’eau chaude, elle sautera pour s’en échapper. Mais si on y met cette même grenouille et qu’on commence à chauffer l’eau celle ci y restera jusqu’à ce qu’elle finisse ébouillantée.

Souvent les déconvenues s’accumulent mais nous sommes résignés à accepter les situations les plus inconfortables. La grenouille et l’éléphant même combat. Si ces situations s’étaient présentées dès le début on aurait surement pris nos jambes à notre cou.

Comment se défaire de nos barrières psychologiques ?

Au-delà de la souffrance dus aux traumatismes expérimentés au travail, il est de notre devoir de réfléchir à d’autres alternatives pour pouvoir envisager un avenir plus serein. La vie ne s’arrête pas au burn out. Au contraire le burn out est l’occasion, bien que contrainte, de tourner la page et revoir nos priorités et nos choix de vie. Il faut le voir comme une opportunité.

Le travail sur nous même

  • Nos croyances

Le début du travail doit se faire sur nos propres croyances. Vous avez beau avoir un un moteur de voiture de course si celui ci est bridé il n’ira pas au bout de ses capacités. Beaucoup d’entre nous sommes bridés par nos croyances limitantes. Nous avons une mauvaise image de nous-même et nous pensons qu’il est difficile voire impossible de sortir du trou sans que quelqu’un nous y fasse retomber. D’ailleurs, l’échec peut être dû aux autres mais il est généralement le résultat de notre sabotage personnel.

  • L’expérience

Quand on n’a jamais eu de succès notable et éclatant, on a tendance à croire que ce n’est pas dans nos cordes. Pour trouver sa voie il faut déjà avoir la possibilité d’y croire. Pour cela, il faut se reconstruire une identité forte et commencer à se valoriser.

Nos expériences quels soient bonnes ou mauvaises font de notre parcours quelque choses d’unique et non reproductible. Personne ne peut nous copier tout simplement parce qu’ils ne sont pas nous et qu’ils n’ont pas vécu les même choses

Le fait d’être sur cette terre c’est déjà que nous sommes exceptionnels. Nous avons tous été un spermatozoïde en compétition avec des millions d’autres pour atteindre la ligne d’arrivée et avoir la possibilité de s’y développer. Si on est là c’est qu’un jour on a été les meilleurs.

  • L’échec

N’ayons pas peur d’échouer. Pour la plupart d’entre nous l’échec est une marque au fer rouge dont il ne faut surtout plus faire l’expérience. Pour d’autres, l’échec est le passage obligé pour atteindre le sommet. L’échec ouvre des portes et referme celles qui ne vous correspondent pas. Edison a échoué un millier de fois avant de créer l’ampoule éléctrique.

  • La confiance en soi

La confiance en soi est souvent ce qu’il manque pour voir le monde sous un nouvel oeil. Elle s’acquière par

  • des expériences réussies
  • des prises de risques controlées.

Guillaume le conquérant en débarquant sur les côtes anglaises fit bruler tous les navires pour éviter que ces troupes ne rebroussent chemin… Je pense que cette approche est un peu trop extrême car ça passe ou sa casse. Faisons en sorte que la chute si il y en a une soit controlée.

La connaissance et la formation sont des moyens plus adaptés pour atteindre nos objectifs en douceurs. Investissez en vous, formez vous et renforcez votre capital confiance.

Merci d’avoir lu jusqu’au bout! J’espère que cet article vous a plu.

Faites attention à vous les amis et prenez soin de vos proches. La lumière se trouve au bout du tunnel.

Vous aussi, partagez avec nous un souvenir, une expérience qu’elle soit bonne ou mauvaise, qui vous à marqué et qui continue de vous influencer dans votre vie actuelle.

 

formation

 

 

 

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